
Job 35
Louis Segond 1910
Aperçu du chapitre
Élihu soutient que la justice humaine n'ajoute rien à Dieu et que le péché humain ne lui ôte rien, même si l'une et l'autre touchent d'autres personnes. Il dit que les opprimés crient souvent sous la douleur plutôt que de se tourner vers leur Créateur, et que Dieu ne répond pas aux plaintes vides nées de l'orgueil.
ÉlihuConduite humainePrièrePatience
1Élihu reprit et dit:
2Imagines-tu avoir raison, Penses-tu te justifier devant Dieu,
3Quand tu dis: Que me sert-il, Que me revient-il de ne pas pécher?
4C’est à toi que je vais répondre, Et à tes amis en même temps.
5Considère les cieux, et regarde! Vois les nuées, comme elles sont au-dessus de toi!
6Si tu pèches, quel tort lui causes-tu? Et quand tes péchés se multiplient, que lui fais-tu?
7Si tu es juste, que lui donnes-tu? Que reçoit-il de ta main?
8Ta méchanceté ne peut nuire qu’à ton semblable, Ta justice n’est utile qu’au fils de l’homme.
9On crie contre la multitude des oppresseurs, On se plaint de la violence d’un grand nombre;
10Mais nul ne dit: Où est Dieu, mon créateur, Qui inspire des chants d’allégresse pendant la nuit,
11Qui nous instruit plus que les bêtes de la terre, Et nous donne l’intelligence plus qu’aux oiseaux du ciel?
12On a beau crier alors, Dieu ne répond pas, A cause de l’orgueil des méchants.
13C’est en vain que l’on crie, Dieu n’écoute pas, Le Tout-Puissant n’y a point égard.
14Bien que tu dises que tu ne le vois pas, Ta cause est devant lui: attends-le!
15Mais, parce que sa colère ne sévit point encore, Ce n’est pas à dire qu’il ait peu souci du crime.
16Ainsi Job ouvre vainement la bouche, Il multiplie les paroles sans intelligence.
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